Archives de l’auteur : Claude

Un Service Civique à Marseille ?

Devenez volontaire au Bouillon de Noailles !

La cuisine est un langage universel propice au lien social dans un centre-ville de Marseille multiculturel. La cuisine est un art et un savoir-faire qui favorise les échanges et développe l’estime de soi.

L’équipe lors du Hors les Murs du 30 août 2020

Au sein de notre association, le volontaire contribuera au développement du programme Hors les Murs et à la réalisation des ateliers cuisines partagés.

Le volontaire :
– travaillera en collaboration directe avec le pilote du programme Hors les Murs
– rencontrera les structures associatives et les habitants pour promouvoir les ateliers
– rencontrera les chefs cuisiniers marseillais pour les inviter à contribuer au projet
– accompagnera les bénéficiaires dans l’élaboration des ateliers sur-mesure
– participera à l’organisation, la préparation et la réalisation des ateliers avec les bénéficiaires
– participera aux réunions de retours d’expérience
– utilisera les outils numériques à sa disposition pour assurer sa mission
– participera à la vie de l’association et du quartier

Quand : à partir du 10 mai 2021 pour une durée de 6 mois

Adressez-nous dès aujourd’hui vos candidatures

A très bientôt !

Le bureau

Appel à participation !

Revue Ingrédient

En février, le Bouillon de Noailles confie l’écriture d’un numéro d’Ingrédient, la revue de rencontres culinaires, à l’auteure Laure Naimski.

Elle se propose de recueillir vos témoignages sur le thème de la cuisine du confinement et du couvre-feu. Comment vous nourrissez-vous en ces temps incertains ? Mettez-vous les petits plats dans les grands ? En quelle compagnie ? Avez-vous concocté des nouvelles recettes ? Bref, quelles sont vos nouvelles habitudes culinaires ?

Les rencontres se dérouleront à partir du vendredi 5 février, dans le respect des règles sanitaires en vigueur, au local du Bouillon de Noailles ou en tout autre lieu à convenir.

Si vous habitez Marseille et souhaitez prendre rendez-vous avec Laure, laissez-nous vos coordonnées sur contact@lebouillondenoailles.fr ou sur Messenger.

A très vite !

Bokit morue

par Pascal

Bonjour à toutes et à tous,

Pascal, à votre service ! Produit de la banlieue parisienne et descendant de la première vague de travailleurs antillais venus en France dans les années 70, j’ai eu la chance, dès mon premier mois de naissance et jusqu’à ma majorité de partir tous les trois ans, pendant les grandes vacances scolaires, un mois en Guadeloupe et un mois en Martinique. C’est ce que l’on appelle les congés bonifiés. Voyez ça comme un privilège donné ou un dédommagement rendu à ces enfants des îles venus en Métropole avec la promesse d’un avenir meilleur.

Lorsque le Bouillon de Noailles m’a proposé d’écrire une recette, je n’ai pas eu besoin de trop réfléchir : le bokit était une évidence. Le bokit est un sandwich façon beignet, que l’on garnit avec les ingrédients de son choix. En général, des crudités avec du poisson ou de la viande. Il se vend aux quatre coins de l’archipel de la Guadeloupe, dans une camionnette généralement hautement customisée avec un nom local “Bokit an nou”, “Ti bokit”, comprenez “notre bokit” et “petit bokit”.

Mon oncle possédait une de ces camionnettes qu’il avait nommée “Maxo Prestige”. Installée sur la place de la Victoire à Point à Pitre, je me souviens d’une ambiance de fête, voire de festival. Imaginez une camionnette blanche, avec des écritures rouges, accompagnée d’une file d’attente impressionnante au beau milieu d’une place pleine de cocotiers, d’enfants qui courent à droite et à gauche, le tout bercé par le son du groupe électrogène. “Bokit morue, Bokit poulet, Bokit complet, Bokit merguez, Crêpe jambon-fromage” : voilà ce qu’on pouvait lire sur sa carte.  Étant de la famille, tonton Max nous faisait passer devant tout le monde et notait notre commande sur son petit calepin. En débardeur blanc et toujours souriant malgré l’affluence, il nous permettait parfois de monter dans sa camionnette, pour voir cette place à travers ses yeux. 

Aujourd’hui restaurateur et cuisinier à Marseille pour une association Solzhino, je vous propose la recette du bokit chiktay de morue. 

Pour le bokit, comptez 500 g de farine, 1 sachet de levure boulangère, 30 cl d’eau. Soit vous avez un robot, soit il vous faudra mettre la main à la pâte. Commencez par diluer dans un peu d’eau tiède le sachet de levure. Incorporez la levure à la farine. Mélangez en versant l’eau au fur et à mesure jusqu’à obtenir une pâte qui ne colle pas aux doigts. Petit conseil pour y arriver : mettre plus de farine si le mélange est collant et à l’inverse plus d’eau si le mélange est sec. Une fois votre pâte prête, laissez-la reposer une heure dans un bol recouverte d’un torchon humide.

Passons à l’élaboration de la chiktay de morue. Prenez 500 g de morue. Faites-la dessaler dans un premier bain d’eau chaude puis un deuxième. Mettre à ébullition de l’eau et y ajouter la morue. Laissez bouillir 30 min. Profitez de ce moment pour se désaltérer : un Ti punch pour certains, un thé à la menthe pour d’autres. Regardez si votre pâte gonfle (normalement oui). Hachez ciboulette, persil, oignons, ail à votre convenance. Rajoutez-y de l’huile (tournesol, colza ou même olive), du citron et du piment. Egouttez votre morue et hachez-les finement. Si elle est bien cuite, cela devrait être facile. Enfin, ajoutez la morue à vos épices et vos herbes. Voici votre chiktay de morue prête. Bravo !

Passons à l’élaboration du bokit.

Votre pâte a gonflé.

Disposez-la sur votre table et saupoudrez de farine, cela ressemble à une pleine lune encerclée d’étoiles.

Chauffez votre huile entre 100 et 110°c. Pour vérifier si votre huile est chaude, jetez-y une petite boule de pâte, elle doit remonter.

A l’aide d’un rouleau à pâtisserie, faites un pâton de 10 cm de diamètre. Disposez-le dans l’huile chaude. Au bout de 30 secondes, le pâton remonte à la surface. Arrosez-le d’huile. Retournez-le et laissez-le dorer sur les deux faces.

Laissez-le refroidir avant de le garnir.

Répétez l’opération autant de fois que vous aurez besoin de bokits.

Pour un bokit morue, râpez une demi- carotte, coupez quatre tranches de concombre et prenez une feuille de salade.

Ouvrez votre bokit avec un couteau à dents pour ne pas l’abîmer. Mettez-y la feuille de salade, la carotte râpée et le concombre. Finir par votre chiktay de morue. Voilà, votre bokit morue est prêt.

A déguster seul.e, en famille, ou avec vos amis. Vous avez maintenant toutes les clés en main pour faire des bokits, Imaginez la garniture de votre choix, salée ou sucrée.

A vous de jouer !

Foodporn

Connectés jusque dans l’assiette

par Emile Ronger et Adan Chrysostome *

Mais qu’est-ce donc que le foodporn ?

Ce terme très évocateur désigne en fait l’action d’un internaute qui va photographier ce qu’il cuisine ou ce qu’il commande dans un restaurant ou encore ce qu’il mange.  Il le partage ensuite sur les réseaux sociaux comme Instagram, Snapchat ou Pinterest, là où  l’image est reine.

Aujourd’hui, le foodporn est un phénomène amplifié par la place des réseaux sociaux dans la vie quotidienne. Il bénéficie des avancées technologiques des téléphones portables qui permettent de prendre des clichés toujours plus appétissants.

En effet, tout comme l’autoporn ou le viewporn, le terme foodporn est né de la juxtaposition de food (nourriture) et de porn (pornographie). Aujourd’hui, le plaisir visuel est tout aussi important que le plaisir gustatif lui-même. Regarder une photo de burger provoque désormais une sensation quasi physique de désir. Plus la photo sera capable de faire saliver, plus elle sera partagée et likée. Sur les réseaux sociaux, les aliments sont stratifiés, voire sublimés.

Quelles sont donc les origines du foodporn ?

Il semblerait que l’une des premières fois où le mot “porn” a été associé au domaine de l’alimentaire a été en 1977 dans le NY Review of Books qui avait publié un article sur un livre de cuisine de Paul Bocuse. La revue innovait avec le terme « gastroporn » qui désignait des livres ou des magazines contenant des images de nourriture alléchante provoquant deux effets simultanés : d’abord l’envie profonde de s’écrier « Oh Oui, j’en veux encore !! »,  puis un sentiment de culpabilité lié à l’accumulation d’images gourmandes.

Dans les années 80-90, il était déjà coutumier dans certaines annonces et panneaux publicitaires “d’érotiser” des produits alimentaires. Les plus anciens se souviendront peut-être des publicités pour le fromage Caprice des Dieux, ou bien celle pour le chocolat Nestlé ” Nestlé, c’est fort en chocolat

——– Le coin des otaku ——–

Le foodporn s’est fortement popularisé au Japon notamment grâce à Food Wars. Ce manga de Yūto Tsukuda représente l’essence même de ce qu’est le foodporn avec des dessins de plats toujours plus affriolants.

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#Hashtag FoodPorn

Le foodporn peut être junk food (nourriture grasse et calorique), healthy food (nourriture saine basée sur des ingrédients naturels), dude food (nourriture partagée entre amis)… Cependant les photos les plus retrouvées derrière cet hashtag sont celles de junk food.

Sur les réseaux sociaux, la valeur d’un plat est accrue par le nombre de likes, de commentaires ou de partages, et non pas par la recette ou les techniques utilisées par le chef. Voici une liste des “Most Hashtagged Foods” (plats les plus populaires) sur Instagram en 2016.   

Mais qu’en pensent les diététiciens ?

Nous avons interrogé deux spécialistes marseillaises de la nutrition sur cette tendance.

Pour Margot Theodorakis, diététicienne dans le 5e arrondissement, le phénomène s’est d’abord développé dans les grands pays asiatiques (Japon, Corée du sud) où les populations sont très connectées. En effet, on y retrouve beaucoup de talk shows et de magazines où la nourriture est mise en valeur et présentée de façon particulièrement appétissante. Mme Theodorakis identifie beaucoup d’aliments qui ne sont pas recommandés d’un point de vue diététique dans le FoodPorn dont elle a connaissance. “On est loin de la démarche d’active food”, c’est-à-dire d’aliments bons pour la santé. Les plus touchés par cette mode sont d’ailleurs les “adulescents”, c’est-à-dire les jeunes adultes.

Mme Rachel Kénio, diététicienne dans le 1er, partage fréquemment sur ses réseaux sociaux des photos et des vidéos de foodporn mais trouve qu’il y a une surexposition de cette tendance. Elle essaie cependant de diffuser des images d’une alimentation saine. Mme Kénio, tout en étant contre la malbouffe, considère le foodporn comme un support de débat intéressant.

Qu’en disent les foodies ? 

Nous avons mené l’enquête dans notre entourage proche et interviewé deux foodies, les adeptes du foodporn, étudiantes en BTS dans notre lycée.

Nadjirati a adopté ce concept dès l’obtention de son premier téléphone portable au collège. Selon elle, c’est utile, cela donne des idées de recettes et également des adresses à découvrir avec ses amies. Aujourd’hui Nadjirati se considère pleinement foodie car elle a le réflexe de prendre en photo ce qu’elle mange ou cuisine et de l’envoyer à ses amies.

Lilia parle même d’une obsession, celle de photographier et partager ce qu’elle mange. Elle s’adonne à une nourriture type “foodporn” deux à trois fois par semaine, tout en étant consciente que cela a une influence néfaste sur sa santé. “Oui, j’en suis peut-être devenue accro.” 

Quelle est la vision des gastronomes ?

Écrivaine, journaliste culinaire, cuisinière et photographe, Sophie Brissaud ne se considère pas comme une foodie mais une “chercheuse en cuisine”. Elle ne pratique pas le foodporn car, selon elle, il encourage une mauvaise attitude alimentaire et favorise la malbouffe.

Quant à Stéphane Méjanès, journaliste, il croque les critiques gastronomiques. Il pense que le foodporn  “c’est un truc du genre : bouffe régressive et honteuse. En terme d’image, c’est une assiette qui s’affiche dans sa nudité crue, qui assume son gras, sa sauce, ses ingrédients considérés comme vulgaires.” 

Conclusion

Le foodporn a su trouver sa place auprès d’une communauté de personnes hyper connectées et paradoxalement isolées. Il est bien plus qu’une singularité culinaire, c’est un véritable phénomène sociétal. En se focalisant sur le visuel de la nourriture au détriment de la bonne table, le foodporn remet en cause les notions de saveur et de partage qui sont pourtant centrales dans l’expérience du repas.

* Emile Ronger et Adan Chrysostome sont étudiants en première année de BTS Négociation et Digitalisation de la Relation Client au Lycée Saint Exupéry de Marseille. Ils collaborent avec l’équipe du Bouillon de Noailles à la lettre d’information dans le cadre d’un projet scolaire 2020-21.

Ingrédient : tout est bien qui se finance bien !

Aujourd’hui, 14 novembre 2020, Le Bouillon de Noailles vient de boucler le financement participatif d’Ingrédient, sa nouvelle revue de rencontres culinaires du centre-ville.

Un grand succès pour la première collecte lancée par Le Bouillon !

Un énorme merci aux 68 abonnés et donateurs, dont le Crédit Mutuel, qui ont permis de rassembler en 6 semaines les 4.000 € nécessaires !

Cette somme, complétée du produit des ventes à venir, permet de financer les 3 premiers numéros :

  • l’impression de 900 exemplaires
  • la rétribution de l’équipe rédactionnelle
  • la diffusion d’exemplaires gratuits auprès des acteurs culturels et sociaux du centre-ville et des partenaires du Bouillon de Noailles.

Elle permettra également la constitution d’une dotation pour les prochains numéros portés par de nouveaux collectifs d’auteurs, illustrateurs et graphistes.

Un très grand merci donc à tous ceux qui ont rendu possible ce projet !

Nous vous invitons à retirer les exemplaires réservés à partir du 28 novembre 14h et à en acheter d’autres directement à notre local du 7, rue de l’Arc. Les expéditions par courrier se feront dans la foulée.

Le Bouillon de Noailles est très heureux et fier de cette aventure qui n’est qu’un début et remercie tout particulièrement pour leur travail magnifique : Mathilde Chèvre et la maison d’édition Le port a jauni, l’auteur Mo Abbas, les illustrateurs Louise Azuelos, Camille Gérard et Azad Eurdekian.

Le Bouillon de Noailles vous souhaite une savoureuse lecture d’Ingrédient !

Portez-vous bien.

Le bureau

Edito d’automne

Octobre 2020, ça bout dans la marmite !

L’été 2020 du Bouillon de Noailles s’est clôturé en beauté avec le Brunch de Zo, un franc succès public et une belle expérience de transmission pour les bénévoles qui ont préparé un véritable festin sous la conduite bienveillante et joyeuse de Zoheir Khalfi. Plus de 80 convives, attablés dans la verdoyante rue de l’Arc, ont partagé ce délicieux déjeuner.

La rentrée est plus studieuse, comme il se doit. L’équipe du Bouillon s’est remise au travail : recherche d’un lieu pour le futur restaurant d’implication, recherche de financements, mise en œuvre du projet éditorial avec la revue Ingrédient… du pain sur la planche.

En ce qui concerne le local du restaurant d’insertion, l’exploration bat son plein et l’équipe du Bouillon étudie plusieurs pistes. N’hésitez pas à nous faire part d’une idée si vous repérez l’emplacement idéal !

La sortie des 3 premiers numéros d’Ingrédient, la revue dirigée par Mo Abbas, est prévue à la mi-novembre. Nous envisageons une petite fête pour célébrer l’événement. D’ici-là, abonnez-vous si le cœur vous en dit !!!

Des élèves du BTS Commerce du lycée Saint Exupéry ont lancé une vaste étude de marché sur la restauration en centre-ville. D’autres élèves de la même classe vont repenser les supports de communication de notre association en collaboration avec les élèves de Bac Pro Arts Graphiques du lycée Don Bosco. Le Bouillon a toujours besoin de regards neufs et d’énergie !

Bien sûr, ce qu’il est convenu d’appeler la crise sanitaire impacte le Bouillon comme toutes les associations et le secteur de la restauration, de Noailles et d’ailleurs ; l’atelier de collecte des recettes prévu à la kermesse des Babelsunciades, annulé ; la journée portes-ouvertes des associations de Noailles, annulée…

Nous préparons cependant deux événements pour vous retrouver : une soirée avec repas et concert en novembre et un goûter familial en décembre. Mais nous vous en reparlerons prochainement.

Bref, ça bouillonne, ça bouillonne… Portez-vous bien !

Le bureau

Babelsunciades 2020 reportées…

… pour cause de Covid !!!

Samedi 19 septembre de 14h à 18h à l’îlot Velten, 16 rue Bernard du Bois, le Bouillon de Noailles aurait dû animer un atelier Ingrédient.

Ingrédient – Atelier tout public

Le Bouillon de Noailles propose un atelier de collecte de recettes de cuisine dans le but d’alimenter notre future encyclopédie culinaire, qu’elle soit papier ou sonore, consultable en libre accès.

Venez nombreux pour partager vos recettes préférées, vos petits trucs, vos anecdotes ou vos souvenirs culinaires.

Plus d’information sur : babelsunciades.com

Le Brunch de Zo : le retour !

Quelle belle aventure que ce premier événement organisé par le Bouillon de Noailles !

Dimanche 30 août, en pleine rue de l’Arc, près de 80 convives ont répondu présent à notre invitation et dégusté le brunch préparé par Zo et son équipe de cuisiniers-stagiaires.

Brunch de Zo : dimanche 30 août 2020 vers 13h, rue de l’Arc – Marseille

Samedi 29 août 2020 : la cuisine

Mais revenons sur la journée du samedi, celle de la préparation. Nassira, Mouloud, Djoha, Armelle, Nadia, Dalila et Jean-Philippe, bénévoles de Destination Familles et du Bouillon de Noailles se retrouvent à 8h30 dans la cuisine de Coco Velten pour cuisiner les plats qui seront servis au brunch du lendemain. Le menu a été composé par Zoheir qui anime, coordonne, conseille et contrôle le travail de son équipe de stagiaires. Le sérieux et la bonne humeur ne semblent pas incompatibles.

Le travail est terminé vers 18h. Tous les plats sont emballés et rapidement livrés dans les frigos de l’atelier de l’Arc. La fatigue se fait sentir. La suite, demain matin.

Dimanche 30 août 2020 : le service

Très tôt le dimanche matin, Abid nettoie bénévolement la rue, comme il le fait tous les jours depuis des années. Aucune rue à Marseille n’est aussi propre que la rue de l’Arc après son passage. Il est rejoint par Ibrahima et Zeynep, deux autres agités du Bouillon. Ensemble, les tables et bancs prêtés par la Mairie de secteur sont installés et calés dans la rue en pente.

Zoheir et sa brigade réalisent les dernières préparations et dressent le buffet. Les premiers convives arrivent. Ibrahima met son tablier et endosse pour la journée son rôle de maître de cérémonie. Sandra ouvre sa caisse pour les décidés de la dernière minute. Le buffet plait, les gens nous le disent. Ils se servent et mangent avec le sourire. L’équipe du Bouillon l’a aussi. Entre deux discussions à table, les convives arpentent l’atelier où est exposé le travail récent de Laurent, Gaëlle et Zeynep. Il y a une belle effervescence dans la rue. Le buffet est régulièrement réapprovisionné et la plonge fonctionne pendant 4 heures.

Les derniers clients partent. Une satisfaction non dissimulée se lit sur les visages de l’équipe du Bouillon. Des checks-du-coude fusent spontanément.

Et déjà l’envie de remettre le couvert…

Merci à vous tous et toutes qui avez partagé ce repas avec nous !

Merci à tous les adhérents, donateurs, bénévoles et partenaires !

Merci à Nadia, Marie, Gaëlle et Jean-Philippe, photo-reporters ayant couvert l’événement !

Merci à Dhoja, Nassira, Mouloud, Dalila et Armelle, vous avez cuisiné comme des chefs !

Zo a donné le rythme pendant deux jours : un immense merci à ce grand Monsieur !