Article mis en avant

30 août 2020 / Brunch de Zo !

Arts plastiques & Cuisine

Au cœur de Noailles, l’Atelier de l’Arc participe comme chaque année aux Ouvertures d’Ateliers d’Artistes. Du 28 au 30 août, vous pourrez y découvrir les travaux des artistes Zeynep Perinçek et Laurent de Richemond qui, pour cette 22e édition, invitent Gaëlle Vaillant.
Le dimanche à partir de 11h à l’Atelier de l’Arc, Le Bouillon de Noailles, traiteur associatif et solidaire, vous propose de partager un brunch préparé par des cuisinières de talent du quartier sous la supervision du chef Zoheir Khalfi.

Le Brunch de Zo 

Le Brunch de Zo est un repas gourmand et équilibré, salé et sucré, chaud et froid, du nord et du sud, pour grands et petits, un buffet à volonté où nous vous souhaitons de trouver quelques moments de plaisir gustatifs et de partage. Attablés à l’ombre dans l’atelier de l’Arc ou en extérieur dans la rue du même nom, vous pourrez y bavarder avec des voisins de table connus ou non.

Zoheir Khalfi, cuisinier marseillais invétéré, restaurateur passionné, traiteur événementiel, chef investi dans une cantine scolaire, a accepté l’invitation du Bouillon de Noailles à composer un menu original préparé par un groupe de cuisinières amateures.

Ces bénévoles sont des participantes assidues aux ateliers cuisine mensuels de Destination Familles, une association d’accompagnement social et culturel au cœur de Noailles. Coco Velten a eu la gentillesse de nous ouvrir sa magnifique cuisine pour le travail de préparation de la veille.

Votre participation

Le Bouillon de Noailles vous propose ce premier événement Hors les Murs, un brunch bon et solidaire où chacun paie à la hauteur de ses moyens ou de ses envies. Le montant recueilli servira à rembourser les matières premières et les frais liés à l’organisation de l’événement.  

Vous pouvez également effectuer un don complémentaire qui contribuera à l’achat d’un réfrigérateur d’un montant de 300 € environ pour les activités Hors Les Murs de l’association.

Le Brunch de Zo est donc une oeuvre collective. Bonne dégustation !

Fruits et légumes de Noailles

juillet 2019 – juillet 2020 : où nous en sommes ?

En pleine ébullition.

En juillet 2019 Claude Signoret, maintenant bouillonnant président de l’association, commençait à parler ailleurs que dans son entourage proche de son idée de restaurant solidaire au cœur de la ville, à Noailles qui a accueilli ce Gardois d’origine à son arrivée à Marseille dans les années 90. 

Un an après, juillet 2020, l’association Le Bouillon de Noailles existe bel et bien et a entamé le travail d’élaboration qui conduira à l’ouverture du restaurant solidaire en 2022 au plus tard.

Oui, les amis, il faudra encore attendre un petit peu avant de se régaler avec la carte du Restaurant d’implication et partager des moments joyeux et intenses ou un simple quotidien.

Mais nous avançons, et malgré les deux mois de confinement qui ont retardé la concrétisation de plusieurs axes de travail, les contacts sont solides et la mise en œuvre des actions en partenariat seulement reportée.

Les contributions

C’est le cas pour la réalisation d’une étude de marché sur la zone de chalandise autour de Noailles qui sera portée par des élèves de la classe BTS Négociation et Digitalisation de la Relation Client du Lycée Saint-Exupéry dans le 15e dans la cadre de leur cursus de formation. L’étude sera encadrée par l’enseignante responsable de la section, Christine Volpi.

C’est aussi le cas pour tout ce qui sera la future identité visuelle du site du Bouillon et les supports de communication à décliner avec les classes de Bac Pro Multi Média Audiovisuel sous la houlette de Benjamin Santa, professeur de graphisme et de PAO au Lycée privé Don Bosco dans le 6e.

De même, des discussions préliminaires ont permis d’esquisser les formes de collaborations possibles avec le Lycée Hôtelier de Bonneveine dans le 8e ou l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Marseille dans le 9e. Et d’autres collaborations sont à venir.

Un credo : l’apprentissage, l’acquisition de compétence par le faire, le geste, sur le tas, le terrain…  

Les rencontres

Devenir progressivement une asso de quartier, pour les habitants du centre, être un support à des initiatives locales autour de la formation, la cuisine et des propositions culturelles, voici notre objectif sur les années à venir. Nous tissons des liens avec de belles associations en place, Destination Familles qui oeuvre depuis longtemps au cœur de Noailles, CocoVelten qui fourmille d’idées et d’énergie. Par ricochet, hasard ou nécessité, d’autres se trament. Petit à petit, nous apprenons à nous connaitre, sous un autre jour, avec les commerçants du quartier. Il y a chaque fois le plaisir de la découverte et l’excitation des vastes et nouveaux horizons.

Les financements

Être entreprise d’insertion, accompagner les formations, contribuer au lien social, étoffer l’offre culturelle locale ou partager un repas demande un lieu et de l’argent, privé et public. Nous avons entrepris la recherche d’un local (150 m² mini, si vous en connaissez un beau et accessible…) et la rencontre des partenaires financiers potentiels. Notre projet associatif bénéficie d’un accueil très positif par les instances publiques rencontrées. Reste maintenant à obtenir concrètement les aides indispensables qui le rendent viable. Il y a encore du pain sur la planche !

Les soutiens

En quelques semaines d’existence, notre association a reçu l’adhésion et le soutien financier d’une cinquantaine de particuliers. Nous les remercions sincèrement pour la confiance et les encouragements qu’ils nous témoignent. Cela nous motive un peu plus encore à faire aboutir les premières actions concrètes.

Oui, du concret !

Encore des mots, toujours des mots, les mêmes mots… Outre l’écriture de notre manifeste associatif et la mise en ligne de notre site, le confinement a permis d’exposer en mai, virtuellement mais avec succès, De ma fenêtre, le subtil travail photographique d’Olive Bernard, une jeune photographe de Noailles, sur son quartier à sa façon cantonné.

La rentrée scolaire se profile aujourd’hui et les rendez-vous notables foisonnent.

Première nouveauté, cette présente lettre d’information qui se veut un modeste trait d’union périodique entre l’asso, vous, chers lecteurs, et le quartier. Faites des retours pour aider à l’améliorer.

Ensuite, il y a des rencontres plus physiques. Le 30 août, dans le cadre de Manifesta et des Ouvertures d’Ateliers d’Artistes, nous vous accueillons pour le Brunch de Zo à l’Atelier de l’Arc, réservez vite. Le 29 septembre, Le Bouillon de Noailles participe au Babelsunciades, le 17 octobre aux portes ouvertes des associations de Noailles. Le mercredi 18 novembre, nous organisons une soirée à CocoVelten. Et pendant ce temps, nous concoctons avec Le Port a Jauni, grande maison d’édition marseillaise, une revue culinaire d’un style un peu particulier dont le premier numéro est annoncé pour novembre.

Un peu de patience, nous vous en parlerons plus en détail dans les prochaines parutions du Bouillon passe à table.

Régalez-vous !

Le bureau

Portrait de chef

Bruno Arcache, un homme libre au Château d’If.

Peu de marseillais le savent, depuis 1890 un restaurant est installé sur l’île d’If en contrebas du château rendu célèbre par Alexandre Dumas. Avoir Marseille en face comme lieu de travail, c’est unique et pour Bruno Arcache, seul en cuisine pour faire vivre « le » restaurant du Château d’If, c’est un challenge quotidien depuis maintenant plus de 8 ans.

Bruno, la petite quarantaine, n’est pas issu du sérail de la cuisine. Il se situe plutôt volontiers dans la lignée des métiers du geste. De son premier métier de tourneur sur bois, il a gardé le goût des belles lames et des bons couteaux, qu’il affûte lui-même d’ailleurs ; « entre le bois et la bouffe, il y a le tranchant » dit-il.

La cuisine, Bruno est tombé dedans à l’âge de 13 ans auprès de sa mère et sa grand-mère au Liban, dans une famille où la nourriture est une chose sérieuse. Il a commencé, au début pour les copains, comme ça, pour faire plaisir, puis une première fois plus professionnellement à Arles où il s’installe après son arrivée à Marseille en 1997.

C’est dans un « bouiboui » qu’il fait ses premières armes et commence son apprentissage « sur le tas ». C’est à Arles encore qu’il saisit l’opportunité d’ouvrir son premier restaurant. L’endroit est modeste mais en cinq ans, grâce à son professionnalisme et à la qualité de sa cuisine libanaise, il fait du lieu une affaire qui tourne bien et occupe sa place dans l’offre de restauration arlésienne.

Et puis un jour, lorsque pour des raisons personnelles il cherche à revenir sur Marseille, Bruno apprend que le Centre des Monuments Nationaux cherche un repreneur pour la concession du restaurant du Château d’If. Le lieu est fermé depuis 2 ans, l’affaire n’est pas d’un grand rapport, le rythme de travail aléatoire, les candidats sont peu nombreux, et pour cause. C’est un volume au-dessus de celui d’Arles mais il sait que sa gestion est accessible pour lui et il a déjà une bonne compréhension du métier. Bruno Arcache remporte la mise !

Bruno s’installe donc à Marseille, passe son permis bateau, achète une coque open de 5.50 m et l’aventure commence !

La première année est difficile, Bruno a fait le choix de proposer une carte à base de produits frais et locaux préparés sur place, des assiettes marseillaises, de la soupe de poisson… Mais la clientèle ne suit pas, les touristes qui s’attablent chez lui sont plutôt en demande de hot-dogs et de frites que de gastronomie locale. Et puis c’est compliqué de gérer seul en cuisine une carte qui n’est pas forcément adaptée à toutes les contraintes du lieu.

Car les contraintes sont nombreuses. La première chose que fait Bruno en se levant le matin, c’est appeler les compagnies maritimes qui assurent la desserte de l’ile pour connaitre les prévisions météo et les perspectives de traversées.

A cela s’ajoute le fait que la clientèle marseillaise est inexistante, la baignade est interdite sur If, y poser le pied coûte le prix de la navette à quoi s’ajoute celui de la visite du château. Alors, Bruno revoit sa stratégie, sa carte et sa gestion des stocks du même coup.

Depuis, en 4 ans « d’affinage », il est parvenu à une offre qui donne entièrement satisfaction à une clientèle plutôt internationale. En proposant différentes salades, des pâtes, des beignets de calamars… Bruno a établi une carte facile à gérer en fonction de la météo. Et s’il a parfois recours à des produits surgelés, tous les desserts, les sauces pour les salades et les pâtes sont maison. Coté vin, Bruno sert un Côtes-du-Rhône de la cave coopérative de Montfrin dans le Gard où il a des amis. Il équilibre avec la vente de boissons, une denrée précieuse sur If par temps de chaleur.

A côté de ses 10 couverts par jour en semaine en vitesse de croisière, du 1eravril aux vacances de la Toussaint et seulement le midi, et 40 à 50 durant les week-ends, voire 60 pour ceux d’exception comme Pentecôte ou Pâques, Bruno propose aussi un service de soirées à une clientèle marseillaise pour des fêtes privées. 

Ainsi, 5 à 6 fois par an, il accueille à Marseille en face, une cinquantaine de personnes auxquelles il sert du poisson grillé, du loup du Frioul par exemple, accompagné de frites suivi de desserts maison.

Le facteur météo, toujours aléatoire, Bruno doit parfois prévoir un plan B en cas d’impossibilité de débarquer sur If.

Bruno a déjà eu une entreprise, il sait ce qu’est la rentabilité et que tout est question d’équilibre. Dans cette recherche d’équilibre il prend en compte sa propre qualité de vie.

Son modèle est simple : bien accueillir la clientèle, servir une cuisine simple et efficace dans un esprit cantine avec un côté familial dans le service, pas de « fooding », pas d’effet de mode, un métier de service avant tout. C’est ce qu’il trouve à La Vielle Pelle, une institution du Panier où « on ne te fait pas la gueule quand tu arrives » et où l’on sait que l’on va bien manger. C’est un endroit qu’il adore !

La philosophie de Bruno en cuisine, c’est « sans prétention mais avec tout le professionnalisme nécessaire ». Pour lui, ce qui compte, c’est que le client passe un bon moment dans son restaurant. Ce qui compte aussi, c’est le plaisir que Bruno trouve au quotidien sur son bateau et dans sa cuisine, un mode de vie dont il ne se lasse pas.

Marseille en face – réservation & renseignements : 06 64 91 20 09

entretien et texte : Elisabeth Poli / photos : Alice Krichel

Tarte facile et bonne aux amandes et abricots

par Sandra

Ingrédients :

  • 1 pâte feuilletée
  • 1 boîte d’abricots au sirop
  • 60 g de beurre mou
  • 60 g de poudre d’amande
  • 70 g de sucre cassonade
  • 1 œuf
  • 2 cuillères à soupe d’eau de fleur d’oranger

Comment procéder ?

Simplement !
Mélanger le beurre mou et 50 g de sucre travailler en pommade. Rajouter l’œuf, tout en fouettant, puis la fleur d’oranger puis la poudre d’amande. Vous devez vous retrouver avec une sorte de crème. Si ce n’est  pas assez liquide, rajouter petit à petit du sirop d’abricot.
Dérouler la pâte dans un moule à tarte. Poser les oreillons d’abricot face bombée vers le haut. Saupoudrez le sucre restant. Versez la crème par-dessus. Si vous voulez, parsemez d’amandes effilées.
Faites cuire 45 mn au four préchauffé à 180°c.

Dégustée chaude, tiède ou froide, cette tarte est délicieuse avec ou sans crème glacée.

Helvète noir

par Elisabeth

C’est un gâteau au chocolat « lactose et gluten free », une recette de Barbara rencontrée le 31 juillet à l’anniversaire de Flo.

Ingrédients :

  • 200 gr de chocolat noir à 71%
  • 5 cuillerées à café de sucre complet, de marque Sucanat par exemple
  • 3 œufs
  • 2 dl de crème végétale de coco, amande ou riz
  • 60 g de poudre d’amande
  • 40 g de farine de maïs, riz ou maïzena
  • 1 gousse de vanille, ou mieux, une pincée de piment d’Espelette qui va bien avec le chocolat.

Préparation :

  • Mélanger les œufs, le sucre et le piment d’Espelette et battre énergiquement pour faire augmenter le volume
  • Ajouter la poudre d’amande et la farine
  • Faire fondre très lentement le chocolat dans une casserole à petit feu en ajoutant un peu d’eau à la fin
  • Mélanger le tout et faire cuire 15 minutes à 200° dans un moule à cake.

Déguster avec de la glace ou un sorbet de l’ « Eléphant rose à pois blancs », de la Berriolette par exemple, un sorbet aux fruits rouges parfumé à la violette.

Risotto aux épinards

Chère Nadia,

Voici comme tu l’a souhaité, voici la recette du risotto aux épinards pour 4 personnes.

Il te faudra:

  • 350 g de riz rond de la variété Arborio : c’est le meilleur
  • 500 g d’épinards frais en branche, ils sont toujours meilleurs en début de saison
  • 15 g de beurre
  • 3 cuillères à soupe d’huile d’olive
  • 1 « bon » litre de bouillon de poule ou de poulet. Quand je n’en ai pas, j’utilise du bouillon cube de volaille dégraissé que je dilue d’abord dans l’eau bouillante.
  • 6 cuillères à soupe de parmesan râpé
  • sel. Attention au sel si on utilise du bouillon cube !
  • poivre du moulin

Préparation :

Tu commences par laver les épinards et tu les égouttes.
Tu fais chauffer l’huile et le beurre dans un grande cocotte et tu commences par nacrer le riz.
Une fois le riz nacré, tu ajoutes les épinards et baisse le feu le temps qu’ils diminuent totalement.
Tu verses alors du bouillon de poule jusqu’à bien recouvrir le mélange épinards et riz.
A partir de là, il faut surveiller régulièrement car le riz va « pomper » et tu vas devoir ajouter progressivement du bouillon de poule sans cesser de remuer régulièrement, jusqu’à ce qu’il soit cuit.
On cuit à découvert.
A la fin, tu incorpores le parmesan, sales (si nécessaire) et tu sers aussitôt.

Et c’est tout !

Je t’embrasse.

Elisabeth

De ma fenêtre

Olive Bernard

Exposition en ligne – mai 2020

De ma fenêtre

J‘habite à Noailles depuis presque 10 ans. Enfin 10 ans à la marseillaise, 8 ans en vérité. Car oui, j’ai beau être marseillaise à 100% depuis bientôt 22 ans, c’est à dire toujours – je suis peut-être déjà en train de vous perdre, là – pour ce qui est de l’amplification permanente des choses que j’applique moi-même quasiment au quotidien, j’ai cependant un faible pour la précision.

Bref, je m’appelle Olive, j’ai 21 ans, je suis Marseillaise, j’ai toujours habité entre les quartiers de La Plaine, depuis 21 ans, et Noailles, 8 ans, et j’aime la précision. J’aime aussi l’Art, depuis toujours, et notamment la photographie, le cinéma, le théâtre, la musique, la danse, le dessin, la peinture, le graphisme, le Street Art…

Plus encore que la précision, j’adore la folie, le désordre, les choses qui n’ont pas vraiment de sens, qui sont laides ou belles sans faire exprès, ou par accident, ou les deux, sales, trop ou pas assez, irrévérencieuses, débridées, qui débordent, prennent de la place sans penser à mal, s’approprient l’espace, ne s’excuse pas toujours…
C’est aussi pour ça que j’aime Marseille je crois. Et Noailles, évidemment.

Noailles c’est du bruit, les voix qui crient « 1 euro ! 2 euros ! 3 euros ! », celles qui chuchotent « Marlboro, Marlboro », les jeunes qui improvisent des parties de foot en plein milieu de la rue quand leurs parents font les courses, des camions qui klaxonnent aux heures de pointes, qui déchargent le matin/chargent le soir, les camions de poubelles en fin de journée suivis par les camions de nettoyage qui passent plusieurs fois par nuit (2 fois), les matchs de foot rediffusés sur des chaînes arabes souvent un peu trop fort et parfois beaucoup trop tard les nuits d’été dans les kebabs d’en bas, les moustiques, le(s) bazar(s), les défilés de mariages, les gens qui se prennent le chou pour des salades et qui veulent se foutre des pains… Bref, c’est de longue le oaï ou le souk. Enfin, c’est tout le temps le bordel !

Mais Noailles c’est la vie, la folie, l’effervescence, les contrastes, les mélanges, les couleurs, les odeurs, les saveurs, les âges, les histoires, les différences, les continents, les pays, les régions, les langues, les dialectes, les religions, le partage, la générosité, les amis, les voisins, la famille… ma maison.

Alors quand Claude m’a appelée en mars pour me parler de ce projet et me proposer d’interpréter Noailles à ma façon, je n’ai hésité que quelques minutes. J’ai une totale confiance en lui et son équipe de choc pour mener un projet avec des valeurs propres à l’esprit du quartier. J’étais par contre inquiète à l’idée de ne pas réussir à illustrer de façon honnête et sincère cet esprit de quartier qui me fascine tant depuis toujours, comme moi je le vois…
J’ai donc accepté le défi et saisi l’opportunité !

L’annonce du confinement est tombée quelques jours plus tard. Et en conséquence, mes espoirs et mon envie de créer aussi. Noailles sans ses gens c’était pas mon Noailles.

Contrainte dans un premier temps de réduire le monde extérieur à ma fenêtre, j’ai commencé cette série en hauteur. Un point de vu que j’ai toujours aimé. Petite déjà, j’adorais passer du temps à observer ce qu’il se passait à travers mes fenêtres, telle une mémé commère, guettant la moindre action, le scoop, la chose à capturer et à rapporter… c’est devenu une étrange habitude… mon appareil photo jamais loin. 

« Fenêtre sur Noailles confiné », façon Hichcockienne ! Ça allait m’occuper. Et à ma grande surprise : il y avait de la vie. Partout. Noailles résistait, plus silencieux mais toujours aussi vivant. Juste différent.

Voilà un premier aperçu de mes deux mois passés à (re)découvrir encore et toujours mon Noailles confiné. D’en haut, d’en bas, à l’horizontale, à la verticale, de travers, triste quand le ciel pleure, cramé quand le soleil cogne… Je vous fais visiter ?

Olive Bernard

Tirages possibles sur devis par simple demande auprès de l’association.

. . . . .

. . . . .

. . . . .

. . . . .

. . . . .

. . . . .

. . . . .

. . . . .

. . . . .

Biscuits sablés

par Anne-Marie

J’ai préparé une petite recette, facile à réaliser.

Ingrédients

  • 150 g de farine
  • 1/2 sachet de levure
  • 1 pincée de sel –
  • 30 à 50 g de sucre : la bonne dose, c’est selon les goûts de chacun !
  • 100 g de beurre
  • 1 jaune d’œuf
  • 1 cuillère à soupe d’eau

Y a plus qu’à…

Mélanger la farine, la levure, la pincée de sel, puis ajouter le sucre, le beurre ramolli, le jaune d’œuf et la cuillère à soupe d’eau, pour obtenir une préparation homogène. Laisser reposer la pâte au frais pendant 1 h.

Étaler ensuite la pâte et découper des petits biscuits dans la forme que vous souhaitez. Les déposer sur une plaque recouverte de papier sulfurisé.

Faire cuire une dizaine de minutes dans le four, préchauffé à 180° (Th 6)

Moussaka

par Antoine

La moussaka est un plat originaire de la région des Balkans, sorte de gratin d’aubergines grillées et de sauce tomate. La version grecque contient de la viande hachée, qu’on peut facilement adapter en plat végé/végan.

Sauce tomate

  • Des tomates ou une sauce tomate ou des tomates en conserve
  • De l’ail, un oignon/échalote
  • Du vin rouge (optionnel)
  • Protéines de soja déshydratées ou viande hachée : bœuf, mouton, agneau, etc…
  • Epices au choix, par exemple : piment, cannelle
  • Herbes aromatiques : basilic, persil, origan, thym, laurier…
  • Huile d’olive
  • Du miel ou du sucre

Réhydrater les protéines de soja dans de l’eau chaude avec du sel ou un cube de bouillon. Faire rissoler les oignons dans l’huile d’olive, et ajouter la viande hachée si on fait la version carnée. Ajouter les tomates coupées, qui peuvent être pelées, ainsi que les épices, le vin, le miel, l’ail et ce qu’on veut rajouter… Laisser cuire au moins 30 minutes, le jus doit s’évaporer pour que la sauce ne soit pas trop liquide. Au besoin, en enlever et le garder pour une autre recette. Il est possible d’ajouter de la purée de tomate toute prête pour ajuster la quantité ou la texture. On incorpore les protéines de soja 5-10 minutes avant la fin de la cuisson. On ajoute les herbes quand on veut, moi je préfère vers la fin lorsque je rectifie l’assaisonnement.

Aubergines

  • Aubergines
  • Papier absorbant ou linge propre
  • Gros sel

Laver les aubergines, les couper en tranches de 1 cm d’épaisseur. [optionnel] Dégorger les aubergines. Cela permet de les rendre moins amères et plus sèches car elles absorberont moins d’huile ou de sauce. On évitera ainsi qu’elles aient une texture d’éponge. Sur une plaque, déposer les tranches d’aubergines. Recouvrir de gros sel et attendre 15 – 30 min : l’eau va sortir. Rincer (car sinon c’est trop salé) et éponger au papier absorbant ou avec un linge. Cuire les aubergines à four chaud une quinzaine de minutes ou à la poêle avec de l’huile d’olive pour ne pas qu’elles accrochent ou encore au barbecue.

Béchamel ou sauce blanche

  • Farine
  • Matière grasse : beurre ou margarine végétale
  • Lait de vache ou végétal
  • Muscade

Faire fondre la matière grasse dans une casserole. Ajouter la farine et mélanger au fouet. Ajouter le lait et mélanger au fouet, il ne doit pas y avoir de grumeaux. Sel, poivre, muscade. On peut ajuster avec du lait ou de la farine si on veut plus ou moins liquide.

Assemblage

Graisser à l’huile d’olive un plat allant au four. Mettre une couche d’aubergines. Mettre une couche de sauce tomate. Mettre une couche de béchamel. Faire cela une deuxième fois. Sur la dernière couche de béchamel, on peut mettre du fromage ou de la chapelure, des graines de tournesol, etc… Au four chauffé à 200° pendant 1 h.

Conseil du pro

Servir chaud avec une feuille de salade et une petite feuille de persil pour la décoration.

Samoussa au poulet

par Alain

Les ingrédients

Recette pour environ 150 samoussas. Il faut compter :

  • 1 bouquet de coriandre
  • 1 grosse racine de gingembre
  • 3 oignons jaunes
  • 4 cébettes
  • 4 blancs de poulet
  • 30 feuilles de brick ou mieux des feuilles pour spring rolls
  • 2 C. à soupe de curcuma
  • 2 C. à soupe de massalé 
  • 2 C. à soupe de curry (plus ou moins fort selon le goût)
  • Sel, poivre
  • Un peu de farine
  • Huile de tournesol

et 4 heures de temps devant soi !

Préparation des ingrédients

  • Eplucher  le gingembre, le mixer ou le taper en purée
  • Eplucher les oignons et les hacher au couteau finement
  • Equeuter les cébettes en réservant les queues. Hacher les têtes de la même façon que les oignons.
  • Fendre les queues des cébettes et les émincer finement.
  • Hacher finement la coriandre, réserver avec les queues des cébettes hachées.
  • Débiter les blancs de poulets en petits cubes. La tentation serait forte de les hacher pour gagner du temps, mais on obtiendrait une texture pâteuse, désagréable en bouche.

Cuisson de la farce

  • Faire revenir les oignons à la poêle à feu moyen sans les colorer, avec 3 belles pincées de sel.  
  • Ajouter le gingembre puis les épices. Saler à nouveau et bien mélanger et réserver  hors du feu.
  • Faire revenir le poulet sans trop le faire cuire, juste pour qu’il devienne blanc, saler et poivrer. Y ajouter le mélange oignon, gingembre, cébettes, épices (il est possible ici d’ajouter un petit piment rouge haché très fin). Mélanger brièvement sur feu doux et enfin ajouter la coriandre et les queues de cébettes hachées. 
  • Sortir du feu et goûter pour rectifier l’assaisonnement en n’hésitant pas à saler à nouveau si besoin est, les samoussas risquant sinon d’être fades. Vider le contenu de la poêle dans un saladier et laisser refroidir.

Le façonnage

  • Etaler les feuilles de brick et les découper en bandes de 3 à 4 cm de large en éliminant les deux extrémités. Les découper au fur et à mesure des besoins pour éviter qu’elles ne sèchent, car le garnissage est très long…
  • Prendre une bande et replier le bord deux fois sur lui même pour former un triangle équilatéral. Introduire dans le cône ainsi formé une cuillerée à café de farce, puis continuer le pliage en repliant le triangle sur lui même selon le même angle jusqu’au bout de la bande. 
  • Couper le bout au besoin pour former un rabat triangulaire afin de le replier à l’intérieur du dernier pli pour fermer le samoussa. Plus simplement il est possible de l’humecter au pinceau avec un mélange d’eau et de farine et de le rabattre pour le coller (d’où la farine dans la liste des ingrédients).

La friture

  • Faire frire les samoussas à feu vif à l’huile de tournesol pour bien les colorer. Les déposer sur un papier absorbant et déguster immédiatement, éventuellement avec un ti-punch.

Le poulet peut être remplacé par du boeuf haché, ou, pour une version totalement veggie, par de la pomme de terre à chaire ferme bouillie et coupée en brunoise et des petits pois cuits « al dente ». 

Il est bien évidemment possible de les congeler en les rangeant à plat dans des sacs congélation tout en veillant à ce qu’ils ne se touchent pas pour éviter qu’ils ne se collent les uns aux autres. Ainsi on les cuira dès leur sortie du congélateur.